Traitement Flavescence dorée : se mobiliser pour éviter un scandale sanitaire en Ardèche. RDV à Bidon à 18H30, Vendredi17 février 2017.

Communiqué de presse –

Habitants à proximité des vignes, parents d’élèves, vignerons respectueux de la santé des riverains, nous nous mobilisons pour éviter en Ardèche un scandale sanitaire. Nous avons choisi de nous rassembler au sein du Collectif 07 Stop Traitements Toxic Flavescence dorée.

En 2016, la flavescence dorée a atteint le sud du vignoble Ardéchois. En 2017, le traitement des vignes contre cette maladie sera rendu obligatoire par la préfecture.

« Le traitement conventionnel : des néonicotinoïdes très toxiques pour l’environnement et les humains, ne permet un retour dans les vignes pour les ouvriers agricoles que 48h après pulvérisation. Comment seront protégées les populations vivant à proximité des vignobles, les élèves des écoles entourées de vignes ( Ecole de Saint-Just d’Ardèche, Collège de Vallon-Pont-d’Arc, …)? » s’inquiète Pierre Gerault, porte parole du collectif et père d’une petite fille scolarisée à l’école de Saint-Just-d’Ardèche au milieu des vignes.

« Les premiers traitements auront lieu au printemps. Nous nous mobilisons pour que l’Etat tienne à l’écart de ces produits toxiques les populations, par des mesures volontaristes et un contrôle strict» explique Guillaume Vermorel, porte-parole du collectif.

Nos revendications :

  • Respect des zones de non traitement actuelles. Création de zones de traitement biologique sur les parcelles jouxtant les lieux de vie, pour éloigner aux maximum des populations les produits de traitements chimiques nocifs pour les animaux à sang chaud.
  • Information des populations : parcelles traitées, jours de traitement, produits utilisés. Pour permettre aux riverains, et particulièrement aux femmes enceintes, de s’éloigner de la zone de traitement, s’ils jugent les moyens mis en œuvre pour les protéger insuffisants.
  • Rendre obligatoire la lutte préventive non chimique avec instauration d’un protocole par la préfecture et des contrôles : visite régulière des vignes par les vignerons, arrachages des plans contaminés quand faible contamination sur une parcelle. Obligation de ne planter que des plants de vignes traités à l’eau chaude en pépinières.
  • Limiter les zones de traitements obligatoires au strict nécessaire.

 

Dans le cadre de notre mobilisation, nous invitons toutes les personnes souhaitant nous rejoindre à nous retrouver vendredi 17 février à la salle de la Mairie de Bidon à 18H30, nous diffuserons les informations en notre possession et organiserons ensemble la lutte, pour notre santé, pour celle de nos enfants.